Tumulte
Les plages fabriquent des étendues étales où éclosent pour quelques-uns (ou les mains des enfants dont les doigts connaissent le mouvement subtile des oursins), des cailloux frustes gris spécial ou dessinés de veines, et quelques trésors précieux lorsque une lueur, parce qu'ils auront glissé sous un angle propice, les diverti. Il s'en justifie ça et là des collections de cailloux bruts aux lueurs avalées. La somme des dispersions incluses, de même qu'un voyage se compose de pas.

« On n'y ajoutera pas : que des citées, les voies ferrées, et plusieurs inventions formant notre matériel.

Tout l'acte disponible, à jamais et seulement, reste de saisir les rapports entre temps, rares ou multipliés ; d'après quelque état intérieur, et que l'on veuille à son gré étendre, simplifier le monde. »

Et aussi
La mer commença tumultuer du bas abysme dans lequel les choses sont prises, avalés et régurgitées, déplacées, ça et là,

Tu as

accroché

Le

véloce

immobile

animal des mots

emporte

Mallarmé. Rabelais. Du Boucher.

A lire : Tumulte, par François Bon. Edit. Fayard Un lien vers François Bon par Bergounioux. Ca ne se commente pas.