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Ceux qui ont le mieux dit le monde l'on fait comme en étrangers avec cette curieuse manière de poètes impliqués, tout à la fois affrontés à sa brutalité franche, et pris dans son tumulte. Ils se sont fait, plus que reporters, les ethnologues et les anthropologues, les artistes et les écrivains de leur monde en révélant à travers, et comme en dedans du tissus continu de l'habitus, quelques fragments ténus du réel quand il s'impose, déconcertant : Ces moments où nous apparaissons étrangers à nous même, où le monde le plus quotidien nous semble, dans une singulière et soudaine clarté, une nouveauté, une étrangeté. (...)