C'est d'abord s'ouvrir, et accepter. On ne fixe pas son attention, on ne doit pas. Ce tableau, il faut le laisser globalement s'établir : c'est le tableau du monde.
On a choisi un point immobile, un point d'où l'on le voit immobile. C'est vous même qui vous élargissez. A un certain point, votre attention peut être là en avant de vous tout près, même si elle vous englobe. Le monde grouille ; explose, fourmille, tremble, c'est de l'autre coté du paysage : qu'un seul point de ce que vous examinez soit modifié, vous le percevrez. Vous êtes assis sur une pente, devant l'horizon. »
F.Bon, Tumulte -- Edit. Fayard.