Montluçon 7
Paysage de pages ouvertes

Une curiosité dissipée par des aventures qui en appellent d'autres en un déploiement rhizomatique : le baroque se serait donné pour modèle à la vie contemporaine dénuée de centre, développée sur ses plis. Plis sur plis, à l'infini.

Nos chemins de vie sont des expansions lentes, flegmatiques, celles d'une eau en pleine. Les esprits de notre temps seront des flaques plutôt que des rapides. Nous avons constatés que le terrain est vaste. Bon nombre n'opposent plus à l'étendue confuse un positivisme opiniâtre, incisif, plutôt s'épanchent, se laissent induire. Tout est possible, tout est valable. Notre domaine aussi où la progression n'est plus linéaire mais extensions horizontales. On ne fuie plus d'avant en quête de nouveau, on visite un bien pour y délimiter plus ou moins un chez-soi, un soi.

Au détour d'une lecture vous croisez X., aperçu en d'autres occasions et déjà presque familier par le pays que vous poussez, qui, à force de progression, en tâte les abords, les contours. Grains durs que tourne votre érosion, les définissants chaque jour un peu plus comme points d'un espace, entre eux pivots. Comme on dépouille une gangue.

Pareil des personnes que l'on croise ou dont le nom vous est rapporté par diverses rencontres en diverses occasions. Une pleine sableuse se hérisse de jalons autour desquels s'enroule votre épanchement. Vous traînez sur le monde un regard sans jugement, léchez pour le goût sur la langue aux passage des personnes et des lieux.

un peu comme dire : « la fin du monde, en avançant » (Rimbaud).