Mais de la vie d'artiste j'aurai voulu dire aussi les réalités matérielles. Qu'on comprenne franchement, prosaïquement. Car aucune place n'est gratuite. Parce qu'on a pu que s'étonner de constater que nombreux aujourd'hui assurent leurs arrières. Mettons deux années, deux années d'existence ordinaire avec loyer et nourriture.
Avec mensualités edf, gaz, eau, téléphone/Internet, charges collectives, transport, assurance. Une galerie vous expose et vous vendez 2 toiles. Admettons que vous monnayez chaque œuvre pour 3000€, c'est une somme et c'est après des années et comme une reconnaissance. Vos acheteurs ont marchandé un peu, il est vrai c'est une somme, peu peuvent se le permettre. Vous même... Disons 2800€. Et comme le galeriste, de droit récupère 50% de la vente chacun empoche 2800€. Vous direz il y a là de quoi payer le coup à ceux-là dont on est souvent qui eux n'ont rien vendu et qui vivent plus mal. Sauf que ce que l'on gagne là on l'avait déjà dépensé avant et que c'est comme si on n el'avait déjà plus. Les comptes sont faciles, pour la galerie le loyer retenu, les frais de communications, de vernissage, d'électricité, de fonctionnement enfin, le salaire de l'employé. L'exposition d'un mois et ce malgré les ventes, sans même besoin de se verser de salaire, n'aura plut être que déficitaire. Côté artiste, le loyer de l'atelier pour trois mois, la matière première et les encadrements (comprenez, les dix toiles pour l'événement), le transport, sans même compter le temps de travail auront englouti la somme. Mais la plus part du temps ce seront des salons, on aura à participer aux frais qui, comme ils disent, sont induits par un tel événement. Ce sera pour la gloire. Alors on vit comment ?