Comme l'homme s'emploie à faire le monde, il veut se faire avec. Et fermer les yeux. C'est, je crois, une des folies de notre époque : vouloir être englouti par soi mangeant. Hé ! Dans beaucoup trop d'air et par trop détachées passent les grues frileuses méditant beaucoup . Les plages de galets fabriquent des étendues dont on aime se saisir petit à petit et fragment par fragment. On peut rêver de s'accrocher au sol avec des poches lourdes. Sinon on en ferra des grottes, elles nous seront un monde et on se mettra dedans. Je me le représente comme ça : on a l'art, ou la poésie, susceptibles de combler le vide de tout le réel en nous non autrement que désiré. Partout des passantes à saisir.
Pour ceux que l'art transporte ou du moins ballade, un site --artivi-- emmené par Marc Gusils et Anne Malherbe propose des fragments de ce monde ci. Chloé Wilk sera un argument pour travailler votre anglais.