De la réalité des discussions d'atelier, des doutes et des choix, du travail en commun. Des coulisses en quelque sorte, quand le texte rentre au cœur du sujet comme conversation. Alors j'ai voulu en témoigner dans sa forme brute, intime.

cigale dit :

kes tas pensé de limage ?

pop corn dit :

putain, la grande récup', rien ne se perd

cigale dit :

héhé

pop corn dit :

retour au bois?

cigale dit :

250×210

oué

pop corn dit :

bizarre, j'aime bien le coup de l'escargot avec son négatif (contre forme) après j'ai un peu trop l'impression à mon goût que ça répond à un cahier des charges, une cuisine où on met un peu de H, un peu de taches formes volume, l'escargot, l'ange, un peu de bombe etc.. patchwork plus que composition..

c'est quoi l'histoire sous jacente à ce tableau?

cigale dit :

bé cé toujours cette annonciation

cé des personnages importanrts pour moi , lescargot, lange, le H

pop corn dit :

oué mais nous regardeurs, on a du mal à les relier,

cigale dit :

plus que dans les autres?

lange cé marie, le H cé le concept, la parole silencieuse, lange cé ...

le tout cé la peinture

pop corn dit :

oué ma fois pourquoi pas , ça peut tenir

cigale dit :

l'escargot baveux, la parole silencieuse, la mort, figure historique, marquée par la religion

cé presque une réinterprétation textuelle

pop corn dit :

c'est quand même tellement lisible comme éléments) rapidement, les choses sont moins mêlées que dans d'autres tableaux, là tout est disposé sur la surface plastiquement tu fait vite le tour, en fait c'est de plus en plus conceptuel

cigale dit :

un peu trp collage ?

pop corn dit :

je sais pas mais effectivement c'est collage à l'image référentielle, technique de collages papiers et aussi collage visuel d'éléments distincts..

cigale dit :

oué

pop corn dit :

c'est la manière de travailler qui est étrangère pour moi, le truc de cahier des charges du coup il ne s'agit que (ou principalement) de mettre ensemble sur une même surface des éléments déjà déterminés par avance, en réinterprétation répétée d'une histoire métaphorique.. mais ma fois ça peut être un ressort de ta démarche

cigale dit :

pas de cahier des charges la ...

pop corn dit :

ma fois l'impression que y'a des certitudes ou balises ou constantes c'est peut-être parce que c'est une phrase que tu articules en image métaphore de la peinture classique, donc du coup tu as les mots qui reviennent

pop corn dit :

parce que au fond c'est une approche très théorique, c'est une théorie sur la peinture

cigale dit :

bé j'avoue que ces histoires me semblent importantes pour moi je sais pas trop pourquoi, et que j'ai envie de les décliner, pour l'instant, cherchant plus de diversité dans la matière maintenant que dans les histoires

pop corn dit :

c'est juste ça alors, cette impression mais donc voulue par toi de déclinaison, presque un exercice de style à la Queneau

cigale dit :

bé il faut leur donner l'importance quelles ont, et en répétant (un peu différemment ceci dit a chq fois), j'ai l'impression qu'elles prennent de l'importance, alors qu'en donnant a chq tableau une histoire différente, j'ai l'impression que les histoires sont moins importantes

pop corn dit :

comme dit Évelyne thomas: « c'est ton choix »

cigale dit :

cono !

tu crois e cé pas bien de faire 3 tableaux sur le même thème ?

pop corn dit :

mais du coup je me demande si ça serait pas plus manifeste si c'était au moins du même format, comme une série homogène « toujours pareil, toujours différent »,montrer un ensemble quelque chose comme un cycle

cigale dit :

le changement de format nuit a la notion de cycle ?

pop corn dit :

ça me semblerait plus évident si il n'y avait pas de trop grande différences, si les choses étaient rapprochées plutôt qu'éloignées, si elles faisaient groupe

mais tu peux aussi gérer ça à l'accrochage avec des trucs de formats différents mais groupés

cigale dit :

je crois que je préfère comme ca ouai ; cé un peu chiant toujours le même format

pop corn dit :

en même temps c'est tellement toi qui voit la chose, qu'il est difficile de dire qque chose autre que personnel

cigale dit :

bé au moins si la compo marche, si cé suffisant, si l'œil tourne, si l'espace se crée

pop corn dit :

oué ça a l'air mais ça aussi, cette notion de compo à tellement été bousculée maintenant tout marche, ça peut être volontairement décalé rythmé, bizarre etc..

cigale dit :

bé tu commences a voir quand même ce que je cherche...

pop corn dit :

hé té marrant tu bouges tout le temps!

cigale dit :

bé putain faut savoir ; tu me dis que cé trop la même chose et que je bouge tout le temps

pop corn dit :

je dis pas que c'est trop la même chose vu que c'est volontaire cette constance du propos tu me dis, par contre oué parfois c'est plus le conte, parfois c'est la métaphore, parfois c'est plus en all over, parfois c'est plus rigide, parfois tout est posé comme sur une table, parfois ça se chevauche en jeux d'espaces plans sans remonter aux grandes abstraites

cigale dit :

bé je cherche...

j'aimerai être entre toutes ces choses ; les convoquer et les relier

pop corn dit :

oué j'ai rien contre mais faut pas m'en vouloir si moi je ne peux que suivre à distance et pas intervenir pendant que tu cherches

un animal aime pas qu'on l'emmerde quand il mange

je pense qu'on est seul à savoir ce qu'on fait, à repérer à partir de quand on ne laisse plus glisser, ce qu'on accepte, ce qu'on refuse pour construire dans le temps un propos, mais c'est de la construction et sans doute que le truc ne liera les choses entre elles que bien plus tard, peut-être dan s10 ans.. là on pourra parler avec aplomb d'une chose qui aura été faite

cigale dit :

bé ca m'empêche pas de e dire ce que je penses sur a peinture, dans le détail, de ce que tu pourrais tenter, de ce que j'aime pas, etc

la tu pourrais faire ceci, la tas trop fait ; ca aide, ca permet d'essayer de nouvelles choses, et de se tester, etc

pop corn dit :

oué bé j'essaie de dire des trucs le plus souvent mais on sait aussi que les choses se passeront quand même, que si bien sur on aimerait qu'on aime notre travail le travail n'a pas besoin de cette raison pour exister, même si Nuridsany n'aime pas mes coulures la décision de les continuer ou de les arrêter se fera en dehors de ça. Si j'aime pas ta gueule cassée mélangée au mouton, ça t'empêchera pas de continuer d'utiliser l'image

tu sais ou pas où tu vas avec ça, mais je n'ai aucune prise là dessus, c'est pas mon domaine

cigale dit :

oui mais ca fait réfléchir, et ca permet de se rendre cpte si cé vraiment important ou pas

pop corn dit :

tout ce que je peux arriver à te dire ce sont les impressions que ça me fait. comme je te dis . après tu vois si cet effet te semble cohérent avec toi, ce que tu veux. etc.

cigale dit :

mmmm

pop corn dit :

ce qu'il y a de difficile c'est qu'on a tjrs l'impression que avec les cercles de bombe c'est bien, mais sans c'était autre chose sans doute mais bien aussi, donc tout deux équivalents d'autant que ça n'a pas changé la présence d'éléments nécessaires à ta narration.. donc il y a infinité de déclinaison,

(c'est un exemple, pour d'autres tableaux c'est pareil)

cigale dit :

bé j'ai l'impression qu'ils renforcent l'espace,

pop corn dit :

c'est pour ça que chaque choix c'est vraiment émaner de toi, sans que de l'extérieur on puisse rationaliser

cigale dit :

bé des fis ca peut naturellement apparaître meilleur ; d'autres, pas vraiment

pop corn dit :

oué sans doute, mais la plus part du temps moi je suis incapable de juger. sans doute c'est positif que ça échappe au jugement

cigale dit :

bé si limage fonctionne, qu'elle résiste, si avec des plans, je mets en place de l'espace, ces déjà ca

si ton eil continue a tourner dans la peinture malgré le nb limité d'éléments, c'est déjà ça...

pop corn dit :

j'ai du mal à dire, j'ai l'impression que dans ce cadre, l'oeil n'investissant pas de manière naturelle mais de manière commandée l'oeuvre, il ne renseigne pas comme il faut

cigale dit :

cad ?

pop corn dit :

dans une expo tu peux dire si un tableau t'arrète ou pas. là forcément puisque celui là m'est donné à voir je ne peux pas répondre à la question, la donne est faussée

là (la nouvelle version que tu me soumets) il tourbillonne plus, il est plus flottant ( ce qui ne veut pas dire mieux ou pas)

cigale dit :

les choses sont plus liées ?

pop corn dit :

la difficulté c'est qu'il y a plein de positions intermédiaires donc dès que je peux nommer clairement le mouvement c'est qu'il est moins ambiguë qu'avant, c'est peut-être aussi qu'il est plus convenu. doit-on atteindre ces paliers ou mieux vaut-il se maintenir dans des entre deux?

liées oué depuis les ronds de bombe ça lie plus, mais est-ce que c'est lier qui compte ou la façon de le faire? là c'est un ressort plastique simple, même simpliste (effet de all over) alors est-ce que c'est bien d'avoir recours à cet artifice simple? est-ce qu'il faudrait amener d'autres éléments formels? est ce qu'il faut lier?

cigale dit :



pop corn dit :

lier de manière plastique ou lier de manière sémantique? les éléments épars visuellement liés ou l'histoire articulée comme dans une construction grammaticale? même questions pour l'espace (plastique /sémantique?) etc

cigale dit :

bé oui cé tt ça que je me demande, ça c'est sur...

pop corn dit :

après est-ce que ces choix doivent être appliqués constamment pour montrer une prise de parti évidente et donc un positionnement repérable ou bien est-ce que l'on doit varier à sa fantaisie avec ces éléments?

je peux pas répondre à ces questions vu que ce sont des choix personnels c'est le réel fond de ton travail

en plus la plus part du temps ce sont des réponses auxquelles on répond intuitivement, inconsciemment, par inclinaison intime

cigale dit :

cé sur mais de l'extérieur, je pensais justement que u pouvais répondre « est ce que ça marche ? moyen ! la mieux pour ceci mais ya plus ce petit grincement...

pop corn dit :

bé bof. vu que il faut pour tout jugement un étalon: ça marche par rapport à ce principe donc par rapport à des choix auxquels déjà tu serais clairement identifiés. Donc si je ne peux rien dire c'est que tu bouges dans ces choix. et du coup suivant une démarche un grincement est naturel, bien venu au milieu d'autres grincements ou bien si non voulu il est mauvais ou bien justement il peut faire..

cigale dit :

ces couleurs cé chiant, la bombe, cé chiant, n la voit tout le temps ; la bombe c »é bien ca fait apparaître (la je comprends mieux)

pop corn dit :

parti des ressorts de ton travail, chercher le convenu au milieu duquel surgit un grincement..

c'est fluctuant, peut-être c'est chiant de voir toujours l'escargot, mais au fond c'est important qu'il soit là même si on n'a plus de surprise à le trouver

cigale dit :

oué bé tu mle dis, et comme ca je peux éprouver a quel point il est nécessaire ou non ; je te demandes pas de décider à ma place, mais de m'offrir un contre poids, un regard extérieur

pop corn dit :

en même temps tu te rends bien compte comme c'est un jugement fluctuant, sans appuis.. suivant les moments ou le contexte, ça sera ou pas chiant.. suivant l'humeur etc.. suivant la personne.. tu demandes à 3 personnes y'en a un qui aime pas la bombe de manière générale, l'autre que ça indiffère l'autre qui aime toujours.. ce ne sera que jugement de goût et pour cause

moi avec ou sans je trouve ça différent bien sur mais équivalent, impossible de dire s'il y a préférence

parce qu forcément ce qu'on aime chez Mondrian c'est son rigorisme calviniste et chez Kandinsky son lyrisme.. c'est pas le choix qui compte ou la nature des choses c'est que chacun ont assumés leur choix jusqu'à le porter en manifeste

why not? version plus monochrome, plus simple encore, on en fait le tour rapidement, toujours énigmatique

cigale dit :

je préfère je crois, ça met l'accent sur cette bave et sur les contre formes

pop corn dit :

on a l'impression chez toi souvent qu'on est en face d'un rébus ou d'une énigme dont la compréhension éclairerait le tableau d'un jour nouveau, et jamais on ne parvient à distinguer les mots de l'énigme

cigale dit :

parce que je crois que mon sujet c'est pourquoi je fais de la peinture ? pourquoi on fait de la peinture ? pourquoi on en a fait ?

pop corn dit :

parce qu'une partie des éléments répondent à une nécessité rationnelle, théorique ou narrative et une autre répond à des inclinaisons voir fantaisies plastiques parfois un peu capricieuses, des envies que là ça soit dégeux, là sec, là kitch ..etc pire ! entre les deux il y a des éléments dont on ne parvient pas à saisir leur appartenance à l'un des bords, est-ce à comprendre plastiquement ou sémantiquement?

cigale dit :

bé les deux lectures se complètent pour formuler une question, que je viens de dire...

pop corn dit :

oué bé n'en demeure pas moins que la lecture est difficile, ambiguë, qu'on se retrouve inconfortablement dans le doute quand aux outils d'analyse à utiliser, sur la nature des éléments du tableau..

il faudrait être dans ta tête et même en te connaissant un peu, on galère, on reste dans l'expectative, en suspend

cigale dit :

je ne veux pas que la peinture soit soumise à l'un ou l'autre de ces bords, mais la difficile contraction de ces extrémités se fondant dans l'innommable

cigale dit :

« somme de signes magnifiques baignant dans la lumière de leur absence d'explication »

pop corn dit :

la question est encore plus difficile lorsque ce qui m'est soumis est un projet en cours. face à un tableau fini on ne se pose pas la question si la tache est à sa place ou pas: elle l'est par définition par choix de l'artiste alors on tente de décortiquer.. une fois la conclusion atteinte on peut rejuger si les éléments étaient les mieux choisis... et encore

dans le cas de l'œuvre en cours rien n'est stable, rien sur quoi s'appuyer

oué l'absence d'explication des signes je veux bien, mais ce n'est pas tout à fait le cas vu qu'il y a quand même une histoire sous jacent qui explique la présence des éléments du tableau

cigale dit :

signes, c'est un élément significatif, qui est proche du symbole

pop corn dit :

le H est là parce qu'il est tu dis « la parole muette » etc.. donc il n'est compréhensible, lisible qu'entant que composant d'une narration laquelle à son tour s'impose comme métaphore

cigale dit :

c'est aussi une lettre, qui tte seule, comme importe quelle lettre, ne dit rien d'autre quelle est lettre

pop corn dit :

donc tu veux dire que l'on peut relire le tableau en ne considérant les H que comme lettres, donc, j'essaie: des lettres majuscules dans le tableau, ou plutôt présence d'une lettre répétée, architecturale, une espèce de frappe à vide, de bug, de saute, pourquoi cette lettre? et puis un escargot photocopié avec encore des lettres mais plus picturales et volantes.. parole éclatée? non sens?

cigale dit :

(elles sont en or...) oué

pop corn dit :

il y a quelque chose d'iconoclaste aussi justement. Face à l'image composée usuelle là les éléments se percutent, volent, se posent

curieux, des éléments hétérogènes escargot, est-ce un symbole, l'habitat sur le dos, symbole d'autonomie, de monde à lui seul?

etc.. tout ça appelle à une longue interprétation hasardeuse, un jeu de piste..

cigale dit :

je crois que tous les symboles que j'ai envisagé par cet animal me conviennent car ils vont ts dans le même sens

oui mais y'a aussi le fait de faire appel a la photocopie N&B, peinte, à l'huile, des feuilles mises bout à bout, des A3 (on en voit les bords)

pop corn dit :

et à la limite dans cette lecture, peu de place est laissé, peu d'attention à ce qui est de l'ordre du plastique, à la limite chaque choix plastique, photo, fait main, couleur or semblent répondre à une symbolique précise et pour autant énigmatique

cigale dit :

cé pas vrai

y'a le bois, le plastique de l'autocollant, la bavure du pinceau, transparente, blanchâtre

pop corn dit :

peut importe si l'escargot est à droit ou a gauche pourvu qu'il soit là pour se signifier

cigale dit :

le papier, photocopié, et peint

et non je crois que je compose une image par tâtons

des plans qui s'entrecroisent pour donner une image dans laquelle on s'enfonce

pop corn dit :

y'a un coté récupération d'éléments existants, la photocopie chip' avec traces de peinture ça doit vouloir dire quelque chose..

cigale dit :

bé cé la peinture qui se sert de l'industrie, la peinture face à ce qui « la met en danger »

pop corn dit :

bé ça justement typiquement je veux dire, c'est une conclusion et extrapolation que tu vois mais que si tu ne me le dis pas, moi je ne peux pas trouver.. c'est trop loin, ça reste pour moi de l'ordre de l'énigme

cigale dit :

bé comment ça peut être vu alors ?

pop corn dit :

hé aucune idée, je suis pas le magicien de la lampe qu'on frotte!

juste on vient de mettre en évidence qu'une lecture principalement de signes donc sémantique se met en place et qu'elle bute sur des éléments complexes ou confus

cigale dit :

et c'est la que le plastique, le gestuel peut prendre le relais

pop corn dit :

c'est une évolution de ton travail, de plus en plus j'ai cette impression que là où avant (les grands bois) la lecture était d'ordre spatiale et plastique abstraite, maintenant le narratif et le récit caché deviennent très important

cigale dit :

oui cé sur, mais je crois pas que je veux dire quelque chose de précis pour autant ; ca m'amuse que les signes doivent renvoyer a la matière, et qu'on ne sen sorte pas

pop corn dit :

je sais pas si le plastique prend le relais, ce sont deux approches très différentes et distinctes qui réclament des ressources.. une fois qu'on est parti sur un chemin, difficile de repartir du début en en prenant un autre, difficile aussi d'abandonner là l'ancienne approche pour opter subitement pour une plus conciliante

là ou l'adéquation est évidente c'est par exemple avec Kiefer lorsqu'il s'agit de remonter les strates de la mémoire, la matière plastique évoque le temps qui passe, le palimpseste, les couches.. donc on peut marcher dans le plastique et le conceptuel ou du moins les narrations et références mises en jeux par un même chemin..

cigale dit :

sé pas je vois mes peintures comme une grande marmite dans laquelle je jette des ingrédients épars, que j'aime séparément , mais qui normalement ont du mal à se mélanger, je les y jette, je remue, et j'ai mon plat

et quoi là t'as l'impression que ça va pas de paire ?

pop corn dit :

juste pour dire comment avec lui l'approche devient évidente par les deux façons d'approcher ;

est-ce qu'il y aurait qque chose du même ordre dans ton travail?

cigale dit :

j'espère, j'essaie, mais j'ai du mal a le formuler

pop corn dit :

j'ai l'impression que ça doit être à ce point précis que tout se passe : une fois l'adéquation formulée, Kiefer mélange les ingrédients qu'il aime (science, récits mythiques etc..)

cigale dit :

donc il faut formuler l'adéquation

pop corn dit :

je sais pas , je suppose qu'il faut qu'elle se formule à un certain endroit clairement et pour tous

cigale dit :

mais cé dur d'être cohérent quand on veut tendre à l'incohérent ; et c'est dur de formuler une certitude quand on veut dire une question, surtout quand on veut, qu'il faut, être sur une limite

parce qu'incohérent c'est facile, mais c'est un bouillonnement qui conduit à cela, une sorte d'exaspération, une saturation

cigale dit :

de ces allers retour entre passé et présent, sens et non sens

cigale dit :

art et science, etc

pop corn dit :

alors pourquoi pas une forme qui exprime plus nettement cette idée de bouillonnement, d'une certaine violence? Pourquoi opter alors pour le cadre du tableau, pourquoi pas le volume, l'installation, quelque chose de plus dionysiaque, ou combinaison des deux ?

cigale dit :

parce que tout ça ne prend forme chez moi que dans cette rigueur du cadre

et parce que la question sous jacente c'est de savoir ou est la peinture, c'est quoi la peinture?

pop corn dit :

et plus que du cadre alors, rigueur plastique avec une certaine mécanique, peu ou pas de relief, d'expressionnisme.. le résultat est très apollinien, tu pourrais aussi utiliser la vidéo pour parler de la peinture..

cigale dit :

toi aussi

pop corn dit :

mc Carthy parle souvent de la peinture avec ses gros tubes et son ketchup

oué mais moi je suis pas dans cette position de bouillonnement exaspéré et chaotique que tu dis

ché pas il doit y avoir une raison précise à ton choix a priori paradoxal

cigale dit :

mais est ce que le bouillonnement ne peut pas être plus fin, plus tendu qu'une grosse giclée d'huile sur huile sur huile...,?

pop corn dit :

sans doute un intérêt pour l'image?

cigale dit :

bé en tt cas, je prends des choses qui ne sont pas du tout expressionnistes, que ca soit plastique, ou sémantique, et j'aimerais l'amener à quelque chose de mentalement expressionniste

pop corn dit :

oué le questionnement peu adopter plein de formes après y'en a des plus évidentes et s'y opposer c'est donc déjà se positionner en porte à faux, introduire une nuance

voilà un point alors : « mentalement expressionniste »

cigale dit :

mm

pop corn dit :

c'est un paradoxe, non?

vu que l'expression c'est ce qui sort, donc un truc qui s'exprime en restant dedans?

cigale dit :

oué qui a du mal a sortir

pop corn dit :

donc un travail tout en tension entre un mouvement naturel libérateur qui serait de sorti, jaillir et une réalité contenue, étouffée

cigale dit :

oui

pop corn dit :

le drame de ta vie, non?

cigale dit :

t'emmerde

pop corn dit :

belle illustration

cigale dit :

merci

pop corn dit :

donc un truc assez essentiel qu'on a tout lieu de prendre pour l'essence de ta création..

cigale dit :

oui je crois ; ca a voir avec l'identité intérieure, et son image, quand confrontée au monde

pop corn dit :

le tableau est l'espace par excellence qui relie l'intérieur au public

cigale dit :

(je crois que les éléments plastiques nt a voir avec ce monde, dans la même mesure que Stella quand il nommai le Caravage pour expliquer ses choix plastiques)

pop corn dit :

sur le tableau serait transposé en une 1ere expression ce qui justement fait problème d'expression (est contenu)..

cigale dit :

cad?

pop corn dit :

mais la façon de faire n'est pas expressionniste, elle n'est pas libération du problème via expression (catharsis) mais simplement déplacement ou illustration du problème ou encore rejouer à distance ce problème dans un espace abstrait (le tableau)

cigale dit :

...

pop corn dit :

donc 1ere question : ton travail est-il le déplacement de cette problématique psychique personnelle, son illustration (avec ce que ça comporterait de scientifique) ou mimétisme de ce problème comme pour le démystifier ou le positiver?

cigale dit :

oui pour une part , sûrement

mais aussi, que je crois que ça n'est pas que mon problème, mais LE problème de la peinture

de l'idée même :

quand tu lis sur Francesco della cossa, et que tu te l'appropries, c'est cet écart, qui m'intéresse

pop corn dit :

donc quand même le problème de tous les peintres (dont tu fais parti), et à ce titre quelque chose qui fait dilemme pour toi

ta position sur le sujet est donc au moins pour partie celle d'un analyste, même si tu t'englobes tu te mets à distance pour juger de la chose

cigale dit :

je crois que c'est une conséquence, plus qu'un sujet... je sais pas

pop corn dit :

et ton travail doit être à la fois la manifestation du problème de la peinture et la recherche de mise en évidence distanciée de ce problème

tu serais une sorte d'antivirus contaminé

cigale dit :

hé ouai:

je sais pas pourquoi mon caractère, tout chez moi me pousserait à prendre un pinceau et a gribouiller, et qu'au contraire tout est issu de techniques froides

pop corn dit :

oué ya un coté frustrant chez toi c'est justement que tout est laborieux, contenu, on a l'impression que me^me là où tu pourrais aller directement travailler au pinceau, tu vas refroidir, faire distance en utilisant par exemple la sérigraphie..

c'est un combat ancien les poussinistes et les rubénistes !

la peinture comme cosa mentale de Vinci, le dessin analyste et à l'opposé la jouissance de la matière et de la couleur, l'informe..

naturellement constamment il s'agissait de mélanges de ces deux composantes essentielles de la peinture et me^me de l'expression,

de Vinci voyait dans les taches aux murs des personnages, des batailles, des compositions, en d'autres mots il se laissait aller à la divagation, la dessus il employait la raison pour tracer les figures qui sinon demeureraient évanescentes, même en littérature avec Valéry, c'est pareil

cigale dit :

et?

pop corn dit :

toujours ça s'est articulé

tu peux laisser surgir le problème sous sa forme lâchée avant de t'attaquer à lui de manière froide, plus raisonnée..

cigale dit :

sinon, de manière plus concrète, sur la raison de ne pas employer le pinceau, de se priver de ce plaisir, c'est 1) pour fonctionner par plan, dans la volonté de représenter une image du temps, 2) pour donner une définition de peinture, plus qu'une peinture même (ou en tt cas, une ambiguïté quand à la nature de la chose et la peinture, sa seule intervention peut etre serait dans la transparence ; (peut etre..?)

pop corn dit :

et encore ce ne sont pas des synonymes ! ta transparence est celle de calques plus que de glacis

cigale dit :

pictural plus que peinturé

pop corn dit :

de toute façon ça revient au point que ton approche a quelque chose qui est d'ordre conceptuel :

un tableau qui serait fait de gestes conceptualisant la peinture

cigale dit :

mais est ce que conceptuel, ça veut dire ordonné, précis, visé...?

les Pollock & co, nommant l'expressionnisme abstrait, ils sont conceptuels ou expressionnistes?

pop corn dit :

tu ne réponds pas à cette impulsion première que l'on a repéré par des moyens formels ou instinctifs mais par une problématisation de la situation et des termes

cigale dit :

leur peinture ne répond elle pas à un programme précis intellectualisé, pré-configuré

pop corn dit :

Pollock est clairement expressionniste ce qui ne l'empêche pas par ailleurs de réfléchir sur ses gestes, mais le geste est en premier lieu une trouvaille plastique qui ensuite trouve un intérêt historique si l'on veut parce qu'il remet en cause une façon de faire.. pas l'inverse. sinon la peinture devient l'exercice scolaire d'après un énoncé

cigale dit :

« tu ne réponds pas à cette impulsion première que l'on a repéré par des moyens formels ou instinctifs mais par une problématisation de la situation et des termes » : je crois que cé pas vrai

pop corn dit :

à posteriori

cigale dit :

bé.. pareil

pop corn dit :

une chose est de formuler des envies avec des termes d'analyse, complètement différent le fait de partir de l'analyse

cigale dit :

et Kiefer ?

pop corn dit :

pareil d'autant que lui étant connu ce sont des personnes extérieures qui viennent lire les oeuvres avec des propos complexes. C'est Arasse qui a dit à Kiefer qu'il travaillait sur les ressorts de la mémoire, Kiefer à répondu, ma fois, c'est pas faux

cigale dit :



pop corn dit :

après rien n'empêche à l'artiste d'étoffer son travail en y ajoutant ces couches théoriques conceptuelle, mais (après c'est une position personnelle) il n'y a pour moi de grand artistes, donc si on doit en garder qu'une cinquantaine depuis le moyen age, que ceux qui n'ont pas basé leur pratique sur un commerce théorique mais sur une nécessité intérieure :

une peinture n'est pas bonne parce qu'elle est judicieusement placée par rapport aux problématiques du moment, elle est bonne malgré ça

cigale dit :

et tu crois que je base ma pratique sur un commerce théorique ??

pop corn dit :

j'ai l'impression que tu aurais ici tendance à le faire, ou du moins à plus considérer les question d'ordre théorique que plastique, et plus particulièrement maintenant lorsque tu composes tes projets comme un rébus émettant un point de vue sur l'art, lorsque tu choisi des gestes par principe théorique et non par expression

cigale dit :

tes un peu con quand même, parce que si émets un point de vue sur l'art, hé bé je sais même pas le quel et c'est a peu près ce dont on discute depuis 1h30

pop corn dit :

au fond ça peut-être un choix,

peu importe le résultat, c'est la façon qui comte, après tout là on est juste en train de déterminer comment ça fonctionne ou comment ça pourrait fonctionner, c'est comme la théorie freudienne, juste une théorie de travail pas une vérité

cigale dit :

tes un peu con quand même, parce que si j'émets un point de vue sur l'art, hé bé je sais même pas le quel et c'est a peu près ce dont on discute depuis 1h30

pop corn dit :

donc essaie de continuer d'émettre un jugement sur l'art ou bien est-ce que au fond tout ça n'est pas prétexte, chercher à se rassurer

cigale dit :

ha alors cé parce que je fais des esquisses préparatoires que je fais qu'émettre un point de vue sur l'art, sans considération pour la plastique, ni le geste, et encore moins, l'expression?

pop corn dit :

non c'est toi qui me faisais lire ton tableau par signes, signifiants pour construire une phrase, mais peut-être que ça ça encombre et qu'au fond c'est pas construire une phrase qu'on doit essayer de faire

cigale dit :

jamais jais fait lire mon tableau comme une phrase, c'est toi qui veut le lire comme ça

et je disais juste que si rébus il y a , à un moment il se perd tut seul ; tu me le reprochais même

pop corn dit :

« cé des personnages importants pour moi , l'escargot, lange, le H, lange cé marie, le H cé le concept, la parole silencieuse, lange cé » je cite(copié/collé)

cigale dit :

et cé parce qu'il y a des éléments signes, que tout l'est

donc parce qu'il y a des immeubles, j'ai pas besoin de voir tes peintures, ni de discuter de lune ou de l'autre, et des écarts qui existent entre ces immeubles et la peinture qui les recouvre ,

pop corn dit :

peut-être qu'il faut qu'il y ait ces éléments qui composent un rébus par dessus un tableau qui parle de gestes de la peinture

faut avouer que avec mes immeubles ça a forcé à une mauvaise lecture souvent sociologique et c'est con.. a mon avis erreur à éviter

cigale dit :

quand je parle d'animaux baveux, toute ma peinture lest, du plastique a l'acrylique, en passant par le support, tout est transparent et gluant!

pop corn dit :

pas vrai : tout est plat et mécanique

cigale dit :

et gluant et baveux

pop corn dit :

justement c'est ce dont on parle dès le début et l'adéquation qu'a trouvé Kiefer :

pas d'accord

cigale dit :

plastique gluant, acrylique mélangée a de la base devient plastique boursouflé de bulles

pop corn dit :

tu veux parler de matière, de gluant etc.. et tu utilises des gestes froids et mécaniques (sérigraphie)que tu veux analytiques sur la peinture, plus que peinture même (je sais plus ta formule)

cigale dit :

bombe gazeux, aérien

pop corn dit :

Marcaccio parle plus de gluant baveux

cigale dit :

plastique gluant , tout est plat et mécanique et gluant et baveux

pop corn dit :

le plastique n'est absolument pas gluant, le silicone ou le latex peut-être mais la toile de plastique non elle est lisse et mate, usinée..

cigale dit :

bé tas pas regardé alors !

pop corn dit :

juste je suis pas d'accord, c'est pas l'impression que j'en ai

faut avouer que tu travailles avec une certaine maîtrise des accidents, des limites relativement nettes, des matières propres, j'ai pas peur de rester collé à un de tes tableaux, ni de le voir se décomposes par terre..

cigale dit :

et alors ? cé pour autant conceptuel et grammatical

pop corn dit :

hé alors, juste pour dire comme le baveux que tu mets est figuré, symbolique si tu veux mais non pas plastique : grande différence avec Kiefer et avec ce qu'on disais précédemment de matérialiser ce qu'il y a par ailleurs dans l'idée comme d'après un cahier des charges

alors ne me ment pas en disant que tes tableaux sont gluants et baveux

cigale dit :

bé je crois que j'attache de l'importance aux matières avec les quelles je travaille, jusqu'a dépensé 120 euros pour voir la différence entre autocollant transparent et transferts pour tee-shirt, et oui je trouve que l'autocollant en plastique, brillant a un coté certes froid et industriel, mais aussi plastique et baveux

jusqu'a pouvoir penser qu'elle pourrait être la peau synthétique de cet animal en question

et oui quand j'utilise du papier a la place ca me semble différent

pop corn dit :

je dis pas que t'attache pas d'importance aux matières

juste ce qui rend un peu complexe l'approche c'est que la plastique est le plus souvent figurée ou demeure froide et plate alors que le fond du problème quand tu en parles est plus mouvementé, dionysiaque, chaotique

cigale dit :

et bien pour revenir a kiefer, si y'a une question que je me pose sur la mémoire, et je la retrouve d'ailleurs concrètement dans mes tableaux (bien que non apparente), c'est : qu'en est il de cette mémoire a l'époque des tech. Numérique ?

pop corn dit :

tu le dis : juste la chose c'est que ce n'est pas apparent, ça y est si tu veux dans tes préoccupations, mais pas manifestement posé comme tel sur la toile, ou bien présente le comme tel

cigale dit :

pas dans la matière qui nomme plus spécifiquement le présent,

je crois que le seul parallèle entre le conte, le mythe et le jeux vidéo arrive là pour ça

pop corn dit :

on revient au problème c'est la difficulté pour moi , regardeur, de trouver les questions que tu veux poser ; mais si tu veux en fait, cette mise en évidence des questions peut faire partie du discours autour des oeuvres?

ça peut arriver ailleurs peut-être?

cigale dit :

bé oui mais cé malheureux ! je sais pas comment faire

j'ai aussi l'impression que c'est insuffisant, mais je n'arrive pas

pop corn dit :

moi non plus, je répète je suis pas le génie de la lampe, juste je remarque ça et je dis je vois ce problème pour moi, après à toi de voir si tu t'en fous si tu modifies etc.?..

cigale dit :

ni a humaniser, ni a fragiliser

ça reste insensible et froid

je veux pas ça orgiaque, je veux pas du Oehlen, je veux que ça reste naïf, infantile

pop corn dit :

Oehlen il a du manuel instinctif qui arrive et qui joue ce rôle de ballant là où moi j'ai peur qu'une proposition trop cadrée devienne conceptuelle et froide. mon avis il faut éviter de planifier à l'excès et y aller comme tu faisais avant avec tes grandes en bois, à retoucher longtemps quitte à refaire par dessus, poser le problème devant toi plutôt que réponde à un problème posé ailleurs et avant

cigale dit :

tu trouves que les oiseaux, les corbeaux, elles sont trop planifiées ?

pop corn dit :

non étant donné que c'était nouveau, par contre si ça se renouvelle dans le principe ça risque de sentir le duplicata

cigale dit :

la grenouille?

pop corn dit :

elle est assez proche des oiseaux mais ça va elle est très belle (peut-être ma préféré) et puis ça a quelque chose du portrait de grenouille, c'est sympathique

tout ça, ça fait série et évoque l'univers bestiaire du conte

pas contre là où je suis moins chaud c'est si ces éléments autonomes s'ajoutent comme un rébus sur une seule toile où il serait question de tout faire entrer en une fois.

un par un, la chose peut se développer à l'infini ; tout à chaque fois elle se répète.

je crois que j'aimerai des interventions spécifiques appelées par chaque cas distinct. Le fait qu'un me^me style de choses (tache par exple) soit employé indifféremment dans un tableau ou un autre ça révèle un système et perso, dans ce cas ça me gène ;

si je vois un corbeau, puis une grenouille puis un âne ou une tortue avec toujours le même fond à damier (par exple) j'aurai l'impression que le système est en marche, que le gars il paye un chinois pour faire ses fonds en série et que lui il colle un animal choppé au hasard dans une banque de donnée par dessus (ce qui est différent de la systématique que j'emploie moi)

cigale dit :

mais cé pas vrai que je me contente de mettre un plan sur un autre, je crois que je change à chaque fois

pop corn dit :

je dis pas que tu le fais je dis ce que j'aimerai pas que tu en viennes à faire

cigale dit :

en projet , j'ai cette toile des deux grenouilles devant la carte postale du château, et bien cé la première fis que je mets une care postale et un château, et la 2e fois ou je mets une image

dans celle que je t'envoie la j'ai cet escargot (qui n'est apparut qu'une fois), dans une forme toute nouvelle, avec une des seules fois ou j'utilise un pinceau, le tout sur du bois avec cette idée du plan qui se découpe : cé la 1e fois

pop corn dit :

je viens de te le dire au dessus: je dis pas que tu le fais je dis ce que j'aimerai pas que tu fasses, ensuite, pas contre là où je suis moins chaud c'est si c'est éléments autonomes s'ajoutent comme un rébus

cigale dit :

c à d ?

pop corn dit :

et cette présence d'images c'est vrai que je suis moins fan aussi de ça mais bon c'est perso

cigale dit :

dans celle la tas l'impression d'un rebus ?

pop corn dit :

quand il y a les silhouettes d'oiseaux ou la grenouille effectivement ça reste en suspend la part plastique est importante et visible. Par contre si les éléments figurés commence à s'ajouter commence à se matérialiser comme une devinette, un code, une histoire à déceler, là ça prend le pas sur l'attention portée au plastique (avant tes préoccupations étaient plastiques, là maintenant j'ai l'impression que ça tient de l'essai ..)

cigale dit :

dans celle la tas l'impression d'un rebus ? tas l'impression que c'est des choses que tas déjà vu de moi , dans la forme ? où tu las vu?

pop corn dit :

je préfère maintenant ou celle juste avant plutôt qu'au début où il y avait l'ange comme une lecture. Là j'ai juste l'impression comme une coquille qu'on ouvre l'escargot découpé

cigale dit :

d'accord

je vois ce que tu veux dire

pop corn dit :

l'impression que plus c'est bavard moins ça dit de l'essentiel

par contre le bois c'est moins séduisant que les effets sur la grande grenouille c'est plus Printemps de Toulouse que Biennale de Lyon

cigale dit :

oué cé sur

mais faut que je bouge un peu de la toile de sérigraphie

faut que je peigne aussi, tas raison, en tt cas que je mène d'autres recherches en parallèle

pop corn dit :

je fais juste un constat, je te dis pas ce que tu dois faire)

cigale dit :

en parallèle, parce que j'ai tellement envie de peu de choses en même temps sur une peinture, que chaque geste doit être nécessaire, et donc ça laisse peu de place pour couvrir et recouvrir

« je fais juste un constat, je te dis pas ce que tu dois faire » :et bé tu devrais un peu plus !

pop corn dit :

mais non, personne à a dire à un autre ce qu'il a à faire il faudrait être sacrément sur de soi et des choses

qu'est-ce que j'en sais moi ce que tu as à faire?!

cigale dit :

bé cé juste exprimer ses goûts et ses idées a un ami et le faire réfléchir, car on a soi même des convictions

pop corn dit :

tu sais bien qu'à partir d'un seuil on est conditionné par son propre travail ses propres goûts, et que t'as pas du tout à faire ce que j'aime ou j'ai envie de voir.. chacun est seul au bout du compte avec son travail en ce qu'il est l'expression intime d'un nœud (expressionnisme mental)

cigale dit :

oui mais des fois quand je te dis « bé tu vois, moi cette partie, bé je la laisserai tel quel », hé bé t'essaie, et ça t'ouvre sur autre chose, un possible, que tu n'aurais peut être pas visité, et qui va t'éviter de t'enfermer, ou au contraire te conforter dans certaines positions

pop corn dit :

oué mais je te fais assez de propositions dit assez mes goûts sans pour autant avoir à te forcer la main ! via mon blog, mes principes sont carrément diffusés ouvertement, tu connais mes affinités etc.. les choses que je trouve intéressantes sans que j'ai besoin de te forcer et puis c'est pas dans ma nature..

juste dans cette conversation j'ai du dire 15 choses te concernant!

cigale dit :

pfff oué mais faut savoir les répéter, les bien placer, les à propos dune chose en particulier,

et puis je passe pas mon temps a penser à toi quand je peins, aussi parfois je t'envoies des choses, souvent et c'est la le moment d'en parler plus précisément et à travers des propos plus simples comme « je préfère maintenant ou celle juste avant plutôt qu'au début où il y avait l'ange comme une lecture. Là j'ai juste l'impression comme une coquille qu'on ouvre l'escargot découpé

l'impression que plus c'est bavard moins ça dit de l'essentiel

par contre le bois c'est moins séduisant que les effets sur la grande grenouille c'est plus Printemps de Toulouse que biennale de Lyon »

pop corn dit :

bé fais ton marché je t'en prie

cigale dit :

et puis des fois an je cherche des façons de peindre bé tu peux m'en proposer, » comme il fait Kiefer (grandes perspectives au pinceau) té la je verrais bien un grs tas façon Oehlen...

pop corn dit :

je suis pas non plus hyper chargé en jugements et conseils, c'est plus enrichissant et sans doute plus pertinent d'aller discuter avec Semin

et malgré tout c'est ce que je fais n'empêche ! t'as vu que à chaque fois je dis tout ce que je peux

cigale dit :

nan au contraire, on peut se permettre d'avoir une relation quotidienne et cé la que cé bon

oué é faut te pousser hein!

pop corn dit :

t'est marrant t'es pas un peu une sangsue? j'ai vidé ma matière là, faut pas m'en demander trop

j'ai pas plus à donner que ce que j'ai

cigale dit :

(tes un radin) (on le sait tous)

hhéhé !

5 Commentaires

1. Sylviane sur 08/10/2006 à 01:34
Discussion d'atelier ou conversation msn ? « Lol »

Cigale me fait penser à Christopher Wool : « Je suis plus intéressé par le « comment peindre » que par le « quoi peindre » ». Cet artiste américain aime utiliser différentes techniques (rouleaux, bombes, grattage au dissolvant) et travailler par séries. Par ailleurs, il réalise un travail d'enregistrement au polaroïd des diverses étapes de ses peintures, voulant prouver par là que chaque oeuvre n'est jamais vraiment achevée, et qu'elle est toujours dans cette impossibilité de construire physiquement une image juste.(Cf « Connaissance des Arts », n°641, septembre 2006.)

Pop corn, c'est amusant que tu opposes les côtés apollinien (légèreté et lumière) et dionysiaque (obscurité, création et néanmoins destruction).

A propos de Dionysos, j'ai vu cette semaine une pièce de théâtre merveilleuse sur l'origine du théâtre, sa fonction, et ce que l'homme recherche en lui. Selon les auteurs de ce spectacle, le théâtre serait une évolution du culte de Dionysos, comprenant notamment le sacrifice d'un bouc, des danses, des transes, et des déclamations enivrées plus ou moins inspirées. D'ailleurs, « tragédie » en grec signifie « cri du bouc » !

Pop corn pour finir, tu as raison sur un point très particulier de ta discussion : il ne faut pas attendre de quelqu'un plus que ce qu'il peut donner. Il ne faut du reste rien attendre de quelqu'un ou quelque chose en général, car on sera toujours déçu, soit qu'on obtienne moins que ce qu'on espérait, soit qu'on n'obtienne rien du tout.
2. pop corn sur 08/10/2006 à 10:22
Sans doute une des rares personnes qui aura lu jusqu'au bout. Amusant d'introduire avec Christopher Wool à propose de cigale qui lui même est allé voir sa rétrospective dernièrement. En ce qui concerne l'apollinien et le dionysiaque, on se rappelle que c'était le point capital de la naissance de la tragédie de Nietzsche. Par ailleurs j'ai lu dernièrement cette histoire de « cri du bouc » je crois dans le dernier François Bon lui même cotoyant le théâtre, sans doute a-t-il cotoyé les coulisses de cette pièce évoquée là.Quoi qu'il en soit j'ai pensé que cette conversation avec ses détours ses butées et conclusions partielles pouvait nous placer au coeur du problème lorsque seul face au problème on appelle l'épaulement pour sonder de concours un irréductible problème. Et c'est comme ça qu'on refait le monde jusqu'à des heures tardives, que l'on vit en écorché..
3. Sylviane sur 08/10/2006 à 11:35
Peut-être est-ce un excès de naïveté, mais je ne comprends pas pourquoi la plupart des artistes vivent (ou prétendent vivre) dans la souffrance, l'angoisse, et la mélancolie de créer.Pourquoi Pop corn, refaire le monde, jusques en des heures tardives, c'est « vivre en écorché » ?

Je pense au contraire à la joie, à l'exaltation, à la jubilation de l'acte de créer.

Et loin de toute théorie et théorisation de l'art, je songe à l'Art pour l'Art.

J'ai aussi envie d'évoquer Claude Lévêque et ses installations : il crée, il dispose, mais n'explique pas. Le sens de ses mises en scène ne l'intéresse pas (dit-il), ou alors il ne veut pas en parler.

Enfin, la pièce de théâtre dont je parle est « Tragedy, ou la nécessité des clowns dans l'humanité », créé par la compagnie des Cartouns Sardines, groupe de comédiens marseillais absolument génial, et qui se produit dans toute l'Europe.

Pour conclure (vraiment !) : est-ce que Cigale a un site www ou un blog présentant ses oeuvres ?
4. pop corn sur 09/10/2006 à 09:40
L'expression est peut-être exagérée, et encore. Sur le premier point il n'y a qu'a constater que cette jubilation dans l'acte créateur s'accompagne comme en Janus de son lot de déplaisirs, de doutes rongeurs. Le monde est posé comme un problème, le fait de réfléchir dessus est posé comme un problème etc. ad lib. Une seconde conversation qui sans doute rejoindra cette première prochainement est sur ce point révélatrice. Il y aurait des façons de vivre plus sereines, moins préoccupées ; et pourtant cette impression de n'avoir pas le choix, de prendre le monde comme un problème au lieu de le prendre comme un terrain de jeu car il s'impose à nous comme ça. Donc entrevoir une vie normale presque enviable et ne s'y sentir pas autorisé d'une certaine manière. La mélancolie existe.Quand à l'école de l'art pour l'art, considération autonome et à mon sens stérile si elle n'était autre chose qu'une utopie, outre le fait que je n'y souscrive pas, elle me semble, mais je l'ai déjà dit, un voile superficiel que l'on se propose de donner comme fin alors que se cache en dessous les même préoccupations que partout, à peine masquées. Ca ressemble à un désir de couper les ponts, de s'abstraire ce qui est naturellement impossible. Ainsi, dire art pour art s'apparente à ne considérer que la partie émergeante de l'iceberg et finalement reste aporétique. L'art est déjà autre chose que ce qu'il croit dire. Quand à Claude Lévêque, les installations qu'il compose parfois minutieusement évoquent de nombreuses choses, dénotent diverses préoccupations et sont malgré tout porteuses de sens même dans le cas où il se refuserait à en donner un équivalent formulé avec des mots et des concepts ou en serait incapable. Dès qu'un expression semble gratuite, du moins superficiellement impliquée, l'œuvre accuse une faiblesse qui ne trompe pas longtemps, elle fait l'effet de manquer de consistence.

Impossible de retrouver où j'ai buté dernièrement sur ce « cri du bouc » j'ai cru que François Bon l'employait d'après Baudrillard mais quelques recherches m'on envoyé près de Du Boucher... Je devine que tu es amatrice de théâtre, j'y vais de moins en moins souvent et je garde cette impression de Leiris (si je me souviens bien) à chaque fois de tomber chez le voisin du dessous. A moins que ce soit Levi Strauss ? Quoi qu'il en soit Marseille n'est pas en manque de ce coté là. (J'appréciais particulièrement à une époque Valetti)Pour conclure : Cigale n'est autre que Yann Eouzan à qui j'ai récemment déposé un article sur le blog. >(Yann Eouzan au Passage de Retz)
5. cigalll sur 09/10/2006 à 19:48
c'est levi strauss
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