Valenciennes 11
Je relisais la préface que m'avait écrit Philippe Blanchon pour ce catalogue sorti fin 2005. Jamais trop su quoi en dire, lisant trop de compliments, trop d'éloges entre les lignes sans me sentir gêné à l'idée de complimenter moi même ce qui m'était favorable. Et puis j'étais ennuyé du décalage fatal entre les couleurs réelles des tableaux et les illustrations pâlies, deux trois détails. Je dois dire aujourd'hui que le livre, par cette préface, atteint cette autonomie que je voulais lui donner, ne se contente pas de cataloguer, mais s'inscrit dans une forme d'engagement manifeste que je ne saurai aussi justement déployer. Compagnon de route, le texte accompagne dans sa forme propre les peintures, dialoguant avec elles comme dialoguent deux amis avec la simplicité des paroles franches et la rigueur des rêves. Merci.