Valenciennes 3
Réveil à 9h00, passablement mal au crâne. Les bouchons souples pour oreilles n'ont pas suffi, j'ai du dans la nuit taire le frigo. Rupture de la chaîne du froid. En buvant mon chocolat j'ai terminé l'article sur le travail de Mathilde Rosier. 1860 signes, il faudrait parvenir à couper. A la radio, une maison bleue de Maxime Le Forestier. Je termine le 1er papier, travaille sur un second format. Une idée pour ma présentation de juin s'ébauche, saura-t-elle durer. 1ere connexion internet, retour dans la toile où déjà d'autre sont ; prêts à l'échange. Vide les 99 spam reçus ces deux derniers jours. 14h00 je chauffe une boite de ratatouille. Il me faudrait du pain, j'accompagne de petits grillés suédois . Tout ce que j'ai. Je termine le second papier dans l'après midi. Marcher dans la ville sans but, dépris. La ville qui se développe et que l'on tourne sur soi pour l'étaler uniformément à partir de nous. Et que chaque déplacement d'un mètre déplace les volumes, les distribue dans la fenêtre que l'on se trace. Bonheur de voir surgir inattendu mais pourtant cherché, à tel détour un angle brûlé de soleil où des loggias se découpent franchement. Un pan de pure lumière. Chercher une vue, ne pas la trouver. Idée de topographie. Aller dans la ville à la rencontre d'un nulle part. Le sentir se creuser, ce vide, et comme l'on s'apparaît là soudain, un clou. Je lis Calvaire sous le soleil, livre ligneux. Travaille jusqu'à épuisement à un nouveau papier. Boue des pâtes.