8h, j'ai le temps de marcher un peu dans le campus au pied des bâtiments réguliers. Un immense parc de sculptures dont les œuvres seraient cubes et barres, jeu monumental. La ville c'est d'avantage à dire, ici une distance se fait et suggère des vues. Les volumes disposés franchement jouent de nos pivots. Deux pas dissimulent un bâtiments à l'arrière ou font l'irruption d'un angle dans le champ. On fabrique des tableaux rien qu'à regarder, essaie des compositions par un pas à droite, un pas à gauche.
Toujours ça fini comme un événement qui s'épuise, les journée d'abord, puis l'ensemble des épreuves, par un dernier oral, « merci, au revoir », vous reprenez votre sac, glisser dans les couloirs soudainement plus léger, glisser jusqu'au dehors anonyme, de ce qui se passe ici vous n'êtes plus concerné. D'ailleurs vous êtes déjà presque dans le train qui vous emmènera chez vous, il ne s'est presque rien passé.
Collection de Minuit, prélevés chez Mollat, je lis impatience de Bon, images de théâtre, Jérôme Lindon par Echenoz et l'épave de Ravey découvert il y a quelques années avec le drap . Prose sobre, personnes se croisant si bien que leurs lignes se rencontrent un instant avant de poursuivre divergentes. Avance Céline, le voyage , livre dense de guerre, d'aventure, de voyage, de sentiments, d'humour. Ecriture savoureuse que l'on suppose influente sur beaucoup. J'avance l'exès-l'usine de Leslie Kaplan, présence théâtre en promiscuité d'avec F. Bon.
Coup de fil dans le train, le capes c'est ok. Au moins je ne rentrerais pas sans rien. Les oraux aujourd'hui se sont bien passé, on attendra jugement. Bordeaux St-Jean/Angoulême/St-Pierre les Corps/Paris Montparnasse.